1. Une base de contacts propre et consentie
La loi 09-08 et la CNDP encadrent l'usage des numéros à des fins de prospection : écrivez aux personnes qui ont accepté de recevoir vos offres, et gardez la trace de ce consentement (date, source, formulaire). Chaque SMS marketing doit permettre de se désinscrire : un client qui répond STOP est retiré de vos envois et ne reçoit plus vos campagnes. Avant un envoi, retirez les numéros invalides ou en double ; un fichier propre coûte moins cher et protège la réputation de votre expéditeur.
2. Segmenter plutôt qu'envoyer à tout le monde
Un même message envoyé à toute la base fatigue les clients et augmente les désinscriptions. Découpez selon ce que vous savez vraiment : ville, dernier achat, panier moyen, langue préférée, clients inactifs depuis 60 ou 90 jours. Commencez par deux ou trois segments, comparez-les, puis affinez. Un test A/B sur un échantillon avant l'envoi complet évite de dépenser tout le budget sur une version qui convertit mal.
3. Écrire un SMS qui donne envie d'agir
Un bon SMS marketing tient en une phrase utile : l'offre, sa limite dans le temps et une action. Nommez votre marque dès le début si le Sender ID ne le fait pas, ajoutez un lien court traçable et la mention de désinscription. Attention à la longueur : un SMS en caractères latins standard (GSM-7) contient 160 caractères, 153 par partie au-delà ; en arabe ou avec certains caractères spéciaux il passe en Unicode et ne contient plus que 70 caractères, 67 par partie. Chaque partie est facturée comme un SMS.
- Français ou darija en lettres latines : 160 caractères par SMS
- Arabe ou émojis : 70 caractères par SMS (Unicode)
- Vérifiez le nombre de parties avec le calculateur de segments avant l'envoi
4. Le nom d'expéditeur (Sender ID)
Sans démarche, vos SMS partent sous l'expéditeur par défaut de la plateforme. Un Sender ID à votre nom (jusqu'à 11 caractères) se demande avec vos documents d'entreprise (RC, ICE) et sa validation par les opérateurs prend en général de 15 à 30 jours : anticipez-la avant une saison importante. Un nom générique (INFO, PROMO, ALERTE) ou qui ressemble à une banque, un opérateur ou un organisme public est refusé, pour protéger vos clients contre l'usurpation.
5. Choisir le bon moment
Le calendrier marocain rythme les campagnes : Ramadan (où les habitudes d'achat et les heures d'attention se déplacent vers la soirée), l'Aïd, le Mawlid, la rentrée, le Black Friday et les soldes. Préparez ces dates plusieurs semaines à l'avance. Envoyez en journée et en semaine plutôt que tard le soir ou très tôt, et espacez les campagnes : la fréquence est la première cause de désinscription.
6. Le budget d'une campagne
Le coût se calcule par SMS délivré et par partie : nombre de destinataires × nombre de parties × prix unitaire. Avec l'expéditeur par défaut, un SMS vers le Maroc coûte 0,792 MAD. Avec un Sender ID validé, le prix baisse avec le volume de vos recharges : 0,69 MAD dès 2 000 MAD, 0,65 MAD dès 5 000 MAD et 0,60 MAD dès 10 000 MAD. Exemple : 2 000 clients, un SMS d'une seule partie, expéditeur par défaut, soit environ 1 584 MAD. Les recharges sont prépayées en dirhams, sans abonnement.
7. Mesurer ce que la campagne a rapporté
Suivez quatre chiffres : le taux de remise (les accusés de réception des opérateurs, affichés campagne par campagne dans votre tableau de bord), les clics sur votre lien traçable, les conversions et les désinscriptions. Comparez ensuite le coût par vente au panier moyen pour décider de la prochaine campagne.
8. SMS ou WhatsApp pour une campagne ?
Le SMS touche tout le monde, y compris les clients sans smartphone ni connexion, et ne demande aucune autorisation préalable de Meta. WhatsApp permet images, boutons et conversation, mais chaque message marketing passe par un modèle approuvé par Meta et coûte plus cher qu'un SMS. Beaucoup d'entreprises combinent les deux : WhatsApp pour les clients qui y répondent, SMS pour toucher le reste de la base.